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Bienvenue à
l'Atlas des Oiseaux Nicheurs des
Maritimes
Les oiseaux peuvent
nous informer sur l'environnement dans lequel nous vivons.
Puisqu'ils sont sensibles à plusieurs facteurs environnementaux,
sont très répandus et occupent pratiquement tout les habitats
terrestres, marin, et d'eau douce, savoir où les oiseaux se trouvent
et quels habitats ils utilisent peuvent nous aider à évaluer la
santé des écosystèmes.
L'Atlas
des oiseaux nicheurs des Maritimes est un projet quinquennal
visant à déterminer la répartition
et l'abondance de toutes les espèces
d'oiseaux qui nichent au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et dans
l'Île-du-Prince-Édouard.
Depuis 2006,
1 000 volontaires ont passés 35 000 heures à ratisser les Maritimes à la
recherche d'oiseaux nidificateurs…et ce n'est pas encore terminé!
2010 est notre dernière
année
de recensement. Encore plusieurs régions doivent être couvertes et plusieurs oiseaux
doivent être rapportés.
Joignez-vous
aux efforts de l'Atlas!
Quiconque avec une paire de jumelles et une expérience dans
l'observation d'oiseaux, ou même ceux ayant une soif d'en apprendre
d'avantage sur les oiseaux, peut participer à l'Atlas des
Maritimes. Vous n'avez pas besoin d'être un expert – nous demandons
seulement que vous soyez confiant de l'identification des oiseaux
que vous rapportez.
Inscrivez-vous en ligne
ou appelez-nous au 1-866-5atlas5.
Photo: Chouette
rayée
par Richard Stern
Les
Dernières Nouvelles de l'Atlas!
Le 29 juillet 2010 – La
saison d’observation tire peut-être à sa fin, mais l’entrée de
données est en plein envol
J’hésitais à écrire que l’observation tire à sa fin, car il reste
encore beaucoup d’occasions d’effectuer d’intéressantes
observations. Bien sûr, cela commence à être un peu plus difficile,
puisque moins d’oiseaux chantent et que nous commençons à voir
passer des oiseaux migrateurs. Il faut donc nous assurer que nos
données sont bien basées sur des preuves de reproduction. Cependant,
celles-ci ne sont pas aussi difficiles à trouver que vous pourriez
le penser. Bon nombre d’oiseaux transportent encore de la nourriture
et on peut voir nager ici, à Sackville, de nombreuses couvées de
canetons. Cela dit, ces canetons côtoient des petits et des grands
chevaliers à pattes jaunes en migration. Bref, si vous effectuez
toujours des observations, tant mieux, gardez simplement en tête que
nous nous trouvons en période de transition saisonnière. Les
quelques fins de semaine prochaines représenteront probablement
notre dernière chance de couvrir les régions qui ont été négligées
en matière d’observation.

Une femelle Grand Harle mène sa progéniture (et celle d’une autre?)
le long de la rivière Miramichi (Nouveau-Brunswick). Photographie:
Stu Tingley.
Comme la fin de la saison d’observation arrive, beaucoup
d’observateurs ont déjà commencé à entrer leurs données pour 2010 en
ligne (certains ont même terminé de le faire). D’après les cartes
électroniques des espèces et des observations, on peut voir qu’en
cette dernière année, beaucoup d’observateurs ont « visé le vert »
et l’ont atteint! Les bénévoles ont déjà enregistré près de
6 400 heures et près de 37 000 données d’observation ornithologiques
pour 2010. (Je suis de plus certaine que d’ici à la parution de cet
article, les bénévoles auront soumis encore plus de données).
J’aimerais rappeler à tous que si vous avez encore des données des
années précédentes, vous pouvez maintenant les entrer en ligne ou
nous envoyer vos formulaires au bureau pour que les employés le
fassent. Merci à chacun d’entre vous pour les efforts constants que
vous avez fournis au cours de la saison, je suis impatiente d’en
constater les résultats!
15 juillet 2010 - Défis et
satisfactions de l’observation des oiseaux en fin de saison
L’observation
au mois de juillet est merveilleuse, mais comporte son lot de défis.
En effet, de nombreuses espèces deviennent plus tranquilles et
chantent moins souvent, voire pas du tout. Le fait de connaître les
chants ainsi que les différents « tchip » émis par les oiseaux peut
s’avérer utile. Toutefois, avouons que ceux qui sont capables de
distinguer les différentes espèces selon leur « tchip » sont rares.
De plus, à cette période de l’année, de nombreux oiseaux se défilent
et se font discrets, alors qu’ils s’occupent de nourrir leurs
oisillons et nouveau-nés. Les « tchip » provenant de la forêt
peuvent donc s’avérer particulièrement frustrants : même s’ils vous
informent que des oisillons reçoivent à manger, vous n’êtes pas en
mesure d’identifier l’espèce en question. Qui plus est, même si vous
voyez ces petits, ils ne sont pas toujours facilement identifiables.
De leur côté, les canards sont un autre groupe d’oiseaux pouvant
causer certaines frustrations, puisqu’à cette période de l’année,
les mâles muent et les femelles sont plus difficiles à identifier.
Mais
ne vous découragez pas pour autant! L’observation au mois de juillet
peut aussi s’avérer particulièrement gratifiante, surtout si, en
réponse à votre appel, une espèce dont vous ignoriez totalement la
présence vous surprend en faisant son apparition ou, encore mieux,
en faisant son apparition avec de la nourriture au bec. Sachez que
le mois de juillet représente le moment idéal pour être témoin des
preuves de la reproduction, qui constitue en fait la raison d’être
de nos observations. Alors si vous voyez un oisillon que vous
n’arrivez pas à identifier, patientez un instant. Un adulte plus
familier arrivera bientôt pour le nourrir. Bien entendu, d’autres
espèces voyageant en famille ne sont pas réputées pour leur
discrétion, comme c’est le cas avec les sittelles à poitrine rousse,
les mésanges à tête noire et les roitelets à couronne dorée. Le
vacarme causé par ces groupes peut même en attirer d’autres. Essayez
d’imiter un houspillage de mésanges et observez le résultat (la
dernière fois que j’ai tenté l’expérience, une paruline à poitrine
baie mâle est apparue avec de la nourriture). Quant aux canards,
quelques visites à des marécages locaux, ainsi qu’un peu de patience
et d’expérience dans l’identification de femelles, peuvent rendre
très intéressante l’observation de mamans suivies de leurs petits,
puisqu’il est plus facile de confirmer la reproduction chez cette
espèce. Lorsque vous vous trouvez près d’un marécage, essayez
d’imiter une marouette de Caroline ou un râle de Virginie (ils se
trouvent souvent à proximité, quoique silencieux). Des familles de
bécassines de Wilson peuvent également se cacher dans les marais :
un seul enregistrement sonore peut les inciter à sortir.
De plus, il est courant d’entendre un
deuxième chœur de l’aube. En effet, les oiseaux en cours de
renidification, de même que ceux qui en sont à leur deuxième nichée,
chanteront au petit matin et moins souvent dans la journée. Vous
aurez peut-être aussi l’occasion d’entendre certains oisillons qui
pratiquent leur chant. Enfin, même si la période est plus tranquille,
profitez-en pour écouter des espèces plus rares. L’autre jour, je
marchais dans une forêt à feuilles caduques en pensant à quel point
c’était tranquille lorsque j’ai entendu un coulicou à bec jaune qui
devait se trouver à une centaine de mètres. Je doute fortement que
je l’aurais remarqué dans le bruit assourdissant habituel du chœur
de l’aube! Bonne chance et profitez bien de votre dernier mois
d’observation!
Photos: Passerin indigo par Jim
Stevenson;
Fuligule
à collier par John Chardine
25 juillet 2010 - Parfois, il faut laisser tomber la liste!
Au
début de la saison, je vous ai conseillé de finir votre parcelle,
d’en consulter le compte rendu et d’essayer de trouver les espèces
et les guildes qui vous manquent. Même si je réitère ce conseil, je
dois avouer que dans certains cas, les habitats ont vraiment changé,
faisant en sorte que certaines espèces qui se trouvaient dans votre
parcelle lors de votre premier atlas n’y sont plus. Par exemple,
hier, je me suis retrouvé dans ce qui semblait être un important
marais, selon ma carte, en espérant repérer les butors d’Amérique
qui s’y sont reproduits lors de mon premier atlas. Toutefois, j’ai
plutôt trouvé une épinette noire et un aulne sans aucun habitat de
butors en vue. J’ai quand même pu observer une paruline à calotte
noire — une espèce non détectée dans la parcelle lors de mon premier
atlas. Alors ne vous en faites pas si vous n’arrivez pas à trouver
les espèces présentes dans votre parcelle lors de votre premier
atlas. L’objectif de cette observation consiste justement en partie
à détecter ce type de changements et à évaluer à quel point les
changements dans le paysage influencent les déplacements chez les
oiseaux nicheurs. Alors si vous avez consacré 20 heures à votre
parcelle et que vous avez cherché toutes les espèces possibles, vous
avez fait de l’excellent boulot! Et je suis certain qu’une autre
parcelle toute proche gagnerait à être observée.
Photo: Paruline à calotte noire, photo
prise par Merv Cormier
25 juin 2010 – Nous sommes presque à
mi-chemin

Beaucoup d’observateurs nous font
part en ligne des moments forts de leur journée. Il ne s’agit pas
que des oiseaux rares repérés, mais aussi de moments hors de
l’ordinaire qui font sourire, comme la vision de ces jeunes
hirondelles bicolores, qui attendent leur prochain repas. Photo de
Denis Doucet.
Déjà la fin du mois de juin... Comme les jours s’envolent (désolée,
je n’ai pas pu résister au jeu de mots). Nous sommes déjà à la mi-saison
et tous les signes indiquent que cette dernière année de préparation
de l’Atlas des Maritimes sera l’une des plus réussies. Beaucoup de
gens entrent des données au fil de leurs observations et les
bénévoles ont déjà consigné plus de 3 100 heures et 18 000 données
d’observation cette saison (je soupçonne que les carnets des
observateurs en contiennent encore autant). Je me réjouis à l’avance
de continuer à recevoir les données et à lire les nombreux moments
magiques vécus par chacun au cours de la saison. Bon nombre
d’observateurs utilisent également la liste de diffusion de l’Atlas
pour faire part aux autres observateurs de leurs moments forts et de
leurs histoires, ainsi que pour leur poser des questions ou les
aviser des endroits qu’ils ont déjà couverts. Elle comprend des
récits sur la reproduction de tyrans huppés, d’orioles de Baltimore
et de butors d’Amérique, ainsi que sur des incidents d’observation (comme
un observateur qui s’est fait arroser de boue par un autobus… il
faudra vous inscrire à la liste pour savoir qui). Le personnel de
l’Atlas a suivi à peu de différence près les plans d’observation
affichés sur la page d’accueil du site. Ils ont couvert les carrés
prioritaires du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, du comté de
Guysborough, du nord du Nouveau Brunswick le long de la rivière
Upsalquitch et de la péninsule acadienne, ainsi que de quelques
parties du sud-ouest du Nouveau-Brunswick. Le personnel a aussi
effectué des dénombrements ponctuels et des observations dans des
carrés non prioritaires voisins. Un résumé carré par carré des
activités du personnel est accessible
ici. Enfin, les oiseaux eux-mêmes vont de l’avant à bonne
vitesse. Plusieurs espèces transportent déjà de la nourriture,
puisqu’on a aperçu des jeunes à leur premier envol et que certains
oiseaux travaillent à leur deuxième nichée. Alors, allons observer
ces oiseaux et continuons sur notre lancée!
24 juin 2010 – Suggestions pour les dernières heures
d’observation
S’il
ne vous manque qu’une ou deux heures dans un carré pour atteindre le
« seuil de 20 » et que vous avez l’impression d’avoir épuisé toutes
les possibilités, essayez une de ces suggestions :
1) Visitez votre carré au crépuscule pour tenter de repérer un
engoulevent d’Amérique ou un hibou des marais (ils aiment les
habitats herbeux, souvent près de milieux humides).
2) Visitez un étang, une rivière ou un milieu humide et passez-y un
certain temps. Il faut du temps pour obtenir des résultats et
malheureusement les canards, les butors, les râles et les tyrans ne
se montrent pas au premier venu. Par exemple, après une journée
entière en canot sur une rivière, ce n’est que le lendemain, alors
que je traversais un pont sur la même rivière, que j’ai aperçu un
garrot à œil d’or accompagné de ses jeunes. Bien sûr, je ne vous
suggère pas de passer un jour et une nuit au même endroit, mais en
faisant un pique-nique près d’un lac ou d’une rivière, vous pourrez
voir ce qui s’y passe.
3) Ciblez certains des oiseaux des marais les plus discrets. Les
butors d’Amérique, croyez-le ou non, peuvent être très furtifs. Même
s’ils chantent continuellement au début du printemps, ils sont plus
silencieux à d’autres périodes. Si votre carré contient des marais à
quenouilles propices, mais que vous n’avez pas encore vu de butor
d’Amérique, essayez de visiter le marais à l’aurore ou au crépuscule.
De plus, certains oiseaux des marais ont besoin d’un peu
d’encouragement (p. ex., les butors d’Amérique réagissent
vigoureusement aux enregistrements de cris). N’oubliez pas non plus
de garder l’œil ouvert pour repérer un râle de Virginie ou un petit
butor pendant que vous pourchassez le butor d’Amérique.
4) Choisissez un endroit surélevé ou un bon point d’observation dans
le carré pour tenter de repérer des rapaces en vol.
5) Dernière suggestion : partez à la recherche de ce pic-bois que
vous entendez cogner, mais que vous n’avez pas encore identifié (mais
n’oubliez pas votre GPS ou votre boussole lorsque vous vous enfoncez
dans les bois).

Que faire si votre carré a été entièrement couvert, mais que vous
aimeriez en faire plus? Fantastique! Voici quelques activités
supplémentaires qui peuvent améliorer le recensement dans votre
région :
1)
Si vous vous ennuyez des dénombrements ponctuels, pourquoi ne pas en
faire dans un carré non prioritaire avoisinant? Il est préférable
d’effectuer des dénombrements ponctuels dans le plus grand nombre de
carrés possible et nous n’avons que jusqu’au 3 juillet pour le
faire. Il faut au moins 10 dénombrements ponctuels dans un carré
pour qu’il puisse servir à la représentation graphique de
l’abondance.
2) Complétez les observations dans un carré non prioritaire qui n’a
pas été assigné. Beaucoup de carrés non prioritaires contiennent de
1 à 30 espèces (habituellement des espèces communes qui sont
observées dans la plupart des carrés), mais ces carrés pourraient
réellement profiter d’une couverture accrue. Des heures
d’observations supplémentaires nous donneront une meilleure idée de
la distribution d’espèces peu communes. Communiquez avec votre
coordonnateur régional ou le bureau de l’Atlas pour découvrir quel
carré pourrait profiter de vos services.
3) Planifiez une excursion d’observation ou une « fête de carré »
avec quelques amis dans une zone sous-observée de votre région.
Plus nous observerons de carrés, meilleure sera la représentation de
la distribution et des schèmes d’abondance des espèces des
Maritimes, ce qui signifie de meilleures données à partir desquelles
évaluer les changements entre l’Atlas actuel et les prochains. Bonne
observation!
Références photographiques (par
ordre d’apparition) : pic à dos noir, de Samuel Deanult; grèbe à bec
bigarré, de John Chardine; paruline à poitrine baie, de Merv
Cormier.
1er juin, 2010 - Une
grande première : des grues du Canada nichent au Nouveau-Brunswick!
Ce
printemps, lors de l’inventaire aérien habituel des oiseaux
aquatiques, Bruce Pollard et Randy Hicks, du Service canadien de la
faune, ont découvert un nid actif de grues du Canada près de Chipman
au Nouveau-Brunswick. Il s’agit d’une première depuis que l’on tient
des registres de reproduction visant cette espèce. (Cependant, il
est possible qu’elles aient niché dans la province avant la
colonisation européenne de l’Amérique du Nord.) Les grues du Canada
nichent maintenant des Rocheuses au Nouveau-Brunswick. Tandis que
les cartes des oiseaux nicheurs figurant dans la plupart des guides
de poche n’indiquent pas la présence de grues du Canada à l’est de
la frontière Ontario-Québec, on a récemment signalé la reproduction
de cette espèce dans le Maine (de 2000 à 2008), au Massachusetts et
au Vermont (2007 et 2008) ainsi qu’au New Jersey (2005). Cette
expansion du territoire vers le nord-est découle du récent
accroissement des populations de grues du Canada partout en Amérique
du Nord.
Trois sous-espèces migratrices de grues du Canada nichent au pays :
1) la grue du Canada de sous-espèce canadensis (Grus canadensis
canadensis); 2) la grue du Canada de sous-espèce tabida (Grus
canadensis tabida); 3) la grue du Canada de sous-espèce rowani (Grus
canadensis rowani), bien que la légitimité de cette dernière fasse
l’objet de discussions chez les scientifiques. Certains soutiennent
que la sous-espèce rowani devrait être abolie, puisqu’elle est issue
d’un croisement entre les deux premières sous-espèces. La grue du
Canada de sous-espèce tabida se reproduit dans le nord-est de
l’Amérique du Nord. Ce groupe se divise en diverses populations
régionales selon les aires d’hivernage, la morphologie et la voie de
migration. On appelle population de l’Est celle qui se reproduit
dans le nord-est de l’Amérique du Nord (et maintenant au
Nouveau-Brunswick).
La
population de l’Est de grues du Canada de sous-espèce tabida est
presque disparue au XIXe siècle et au début du XXe siècle. Par
exemple, seulement 25 couples nicheurs ont été signalés au Wisconsin
au début des années 1930. Depuis ce temps, deux facteurs principaux,
soit l’abolition de la chasse (de 1916 à 1961) ainsi que la
restauration et la protection des marécages, ont fait en sorte que
la population de l’Est est passée à plus de 30 000 oiseaux en 1996.
Au cours des 30 à 40 dernières années, cette population de grues du
Canada a augmenté de trois à cinq fois! Le nombre de grues du Canada
s’est également accru, car celles-ci ont appris à se nourrir dans
les champs agricoles et à nicher dans de petits marécages. Toutefois,
la majeure partie de l’habitat de reproduction accessible est
maintenant occupé et on a atteint une densité maximale dans les
principales zones de reproduction de la population de l’Est en
Ontario, au Michigan et au Wisconsin. La croissance continue de la
population oblige les grues du Canada à s’établir dans de nouvelles
zones constituant un habitat de reproduction adéquat vers le
nord-est de l’Amérique du Nord (et au Nouveau-Brunswick). La plupart
des grues du Canada qui se reproduisent dans l’est du Canada et dans
le nord-est des États-Unis hivernent en Floride et dans le sud de la
Georgie. Lors de leur migration, on peut observer d’immenses
concentrations de grues pouvant aller jusqu’à 20 000 oiseaux dans
les haltes migratoires habituelles.
Les grues du Canada nichent dans les marécages d’eau douce situés
dans des milieux dégagés comme des pâturages ou des champs agricoles
et ont tendance à éviter les hautes terres forestières. Elles
construisent leur nid sur l’eau et pondent une série de deux œufs,
bien qu’il soit rare que plus d’un oisillon survive. Malgré ce
faible repeuplement annuel, les populations de grues du Canada
augmentent, car l’espèce vit très longtemps (plus de 20 ans) et peut
se reproduire pendant 15 à 20 ans. Donc, gardez l’œil ouvert. Même
s’il s’agit du premier nid découvert dans les Maritimes, nous
serions étonnés que ce soit le dernier.
Les photos ont été prises par Cynthia
Lemay (la grue du Canada) et Michael Shepard (le bébé).
Merci à tous les
photographes qui nous ont donné la permission d'utiliser leurs
photos dans les diverses publications de l'Atlas et sur le site web
de l'Atlas. Nous l'apprécions grandement!
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