Bienvenue àl'Atlas des Oiseaux Nicheurs des
Maritimes
Les oiseaux en
disent long sur l’environnement où nous vivons. Parce qu’ils sont
sensibles aux facteurs de stress environnementaux et sont présents
dans pratiquement tous les types d’habitats – terrestres, dulcicoles
et marins –, connaître les régions et les habitats que les oiseaux
exploitent nous aide à évaluer l’état de santé des écosystèmes.
L’Atlas des oiseaux nicheurs des Maritimes est un projet pluriannuel
visant à déterminer la répartition et l’abondance de toutes les
espèces qui nichent au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et à
l’Île-du-Prince-Édouard. Depuis 2006, plus de 1 000 bénévoles ont
passé 45 000 heures à passer les Maritimes au peigne fin à la
recherche d’oiseaux nicheurs.
Les
Dernières Nouvelles
de l'Atlas!
30 novembre 2011 - Un hommage à Brian
Dalzell
Brian Dalzellfaisant
l’observation d’oiseaux de sa voiture. Photo: Alain Clavette.
Dans cette édition
des Dernières nouvelles de l’Atlas des Maritimes, nous rendons
hommage à Brian Dalzell, l’un des plus dévoués bénévoles de l’Atlas
des oiseaux nicheurs des Maritimes, qui est décédé subitement à son
domicile de Grand Manan à la mi-novembre 2011. Brian a réalisé un
remarquable tour de force en effectuant des observations à
l’intérieur de 211 carrés et a recensé un plus grand nombre
d’espèces que tout autre observateur. Il a également occupé le poste
de coordonnateur lors des deux dernières campagnes sur le terrain du
premier Atlas des oiseaux nicheurs des Maritimes. Fred Scott,
président du comité directeur du premier Atlas, avait alors précisé
dans l’avant-propos du premier Atlas : « En plus de son fabuleux
talent d’observateur, Brian Dalzell affichait une capacité quasi
absolue à s’accommoder de la chaleur, de la pluie, des mouches
noires et de la nourriture en conserve froide, tout en vivant dans
une camionnette de location. Sans ses travaux, de vastes territoires
situés au nord et au centre du Nouveau-Brunswick n’auraient pas été
recensés. »
Aîné de quatre garçons, Brian a
grandi
à Moncton, au Nouveau-Brunswick. Toutefois, la famille passait ses
étés dans la propriété familiale de Bancroft Point Road sur l’île
Grand Manan d’où son père était originaire, afin de profiter de la
nature dans toute sa splendeur. Passionné des oiseaux depuis
toujours, Brian a commencé ses activités d’observation à l’âge
de 11 ans. Il a participé à sa première réunion du Moncton
Naturalist Club à l’âge de 14 ans et a établi le record du plus
jeune observateur du Nouveau-Brunswick à avoir recensé 300 espèces
d’oiseaux différentes jusqu’à ce que son bon ami Alain Clavette
finisse par le détrôner.
Le recensement des oiseaux de
Noël était une des passions de Brian. Photo: Alain Clavette
Après avoir terminé
ses études au Holland College en 1987, Brian a travaillé pendant
quelques années à titre de journaliste. On se souvient de ses
chroniques sur les sciences naturelles, toujours bien documentées et
appréciées du lectorat, comme celles publiées dans le Quoddy Tides.
Brian a fait état de ses recherches sur les oiseaux dans plusieurs
numéros du Razorbill, maintenant archivés sur le site Web de la
Grand Manan Whale and Seabird Research Station (www.gmwsrs.org). Il
a également écrit le livre Grand Manan Birds (3e éd., 1991) et
participé à la rédaction du livre Oiseaux du Nouveau-Brunswick : une
liste commentée (2004). Depuis quelques années, Brian œuvrait
également à titre de rédacteur en chef pendant l’hiver pour la
région du Canada atlantique dans le North American Birds. .
Brian a joué un rôle clé dans la mise sur pied d’un observatoire
d’oiseaux et d’une station de baguage d’oiseaux terrestres sur l’île
Grand Manan en 1995, après avoir suivi une formation de maître
bagueur au Long Point Bird Observatory. La Grand Manan Whale and
Seabird Research Station a participé à l’administration du Grand
Manan Bird Observatory (GMBO) avant que ce dernier ne soit
rapidement dissout pour former le Fundy Bird Observatory (FBO). Par
ailleurs, Brian aimait que les enfants participent aux aventures
d’observation d’oiseaux et assistent à ses démonstrations de baguage
au parc provincial The Anchorage notamment. Pendant plusieurs années,
il
a également animé des excursions d’observation dans le cadre des
programmes de séjours culturels des aînés organisés par le Marathon
Inn sur l’île Grand Manan. Il s’est toujours fait un point d’honneur
d’aider ses collègues observateurs à découvrir les oiseaux les plus
prisés et a même déjà amené un passerin indigo capturé dans ses
filets japonais jusqu’au terrain de stationnement du traversier afin
de montrer ce trésor à des observateurs qui autrement auraient
quitté l’île sans l’avoir contemplé.
Brian faisant la
démonstration de baguage d’oiseaux à un jeune auditoire absorbé. Photo: Shareen Zaki
Brian tenait à jour
des relevés détaillés d’observations d’oiseaux pour le compte de
l’île Grand Manan et du Nouveau-Brunswick, recueillait les données
d’observation qui lui étaient signalées et les transmettait à la
liste de diffusion de NatureNB, dont il était l’un des membres
fondateurs. Il a également été membre fondateur et premier
secrétaire du Comité des mentions d'oiseaux du Nouveau-Brunswick. Il
se passionnait, en outre, pour le Recensement des oiseaux de Noël et
prenait part à de nombreuses activités de recensement chaque année,
quittant souvent l’île Grand Manan à la fin de sa période de
dénombrement afin d’aller participer à d’autres travaux de
recensement. Brian a par ailleurs exercé les fonctions de
compilateur à Moncton de 1979 à 1986 et à Grand Manan de 1979 à
2005, et a occupé le poste de directeur de rédaction régional
en 2010. Il a également dirigé bénévolement certains parcours
d’inventaire d’oiseaux nicheurs dans le sud-ouest du
Nouveau-Brunswick.
Brian aimait réellement étudier la distribution des oiseaux au sein
de sa région et se plaisait à visiter des endroits reculés ou
présentant moins d’observations d’oiseaux dans les provinces de
l’Atlantique. Il s’intéressait particulièrement aux oiseaux du
Labrador, visitant cette région à maintes reprises et en toute
saison, et se rendait fréquemment à l’Île-du-Prince-Édouard. Il a
également formulé des commentaires réfléchis et des sommaires de
données pour les listes de diffusion sur l’observation des oiseaux
des quatre provinces de l’Atlantique. Au cours des cinq dernières
années, Brian a tiré profit de ses compétences d’observateur
d’oiseaux pour créer une florissante entreprise d’expert-conseil en
matière d’environnement.
L’un
des derniers projets de Brian visait à trouver une façon d’envoyer
un observateur sur l’île Machias Seal à temps plein, afin de
pleinement documenter les activités de migration automnale et
d’ajouter des observations à celles réalisées par l’un des gardiens
de phare de façon bimensuelle.
Brian faisant
l’observation d’oiseaux à Pond Point, Terre-Neuve en 1992. Photo: Halton Dalzell
Le départ de Brian constitue une grande perte pour la communauté
ornithologue des Maritimes et celle de l’Atlas, pour le compte
duquel Brian rédigeait des rapports sur les espèces. Ses
réalisations en matière d’éducation et de protection des oiseaux
dans les Maritimes se poursuivront toutefois grâce aux nombreuses
mentions réalisées dans le cadre des deux Atlas, ainsi que d’autres
projets de recherche sur les oiseaux et d’activités de surveillance
dans les Maritimes.
26 septembre 2011 -
Changements dans les populations d’oiseaux nicheurs des Maritimes
: résultats!
La paruline bleue
est une espèce
qui a connu une hautesse dans les Maritimes. Photo: Dan Busby
Obtenus grâce à 49
000 heures de travail sur le terrain et aux heures incalculables
consacrées par 1 000 bénévoles à la saisie de données, les résultats
du nouvel Atlas des oiseaux nicheurs des Maritimes révèlent des
changements considérables survenus au sein des populations depuis la
parution du premier Atlas (1986-1990). Certains de ces changements
sont dérangeants, d’autres encourageants, tandis que quelques-uns
sont parfaitement surprenants!
Les populations d’insectivores aériens comme les hirondelles et
les martinets sont en déclin dans toute l’Amérique du Nord,
et
tout particulièrement dans la région du nord-est, peut-être en
raison de la réduction du nombre d’insectes proies. Dans le premier
Atlas, des indices de nidification de l’hirondelle
à front blanc ont été relevés dans 594 carrés, mais ce nombre a
chuté à 365 dans le cadre du deuxième Atlas. De la même façon, le
nombre de carrés comportant des indices de nidification de
l’hirondelle de rivage est passé de 792 à 433. Le nombre de
carrés où une nidification de
l’hirondelle noire a été observée s’est effondré, passant de 82
à 18, tandis que le nombre de carrés occupés par le
martinet ramoneur est tombé de 470 à 291.
Photo: Les
hirondelles noire par Ruth Strohmer
Le déclin des
espèces des prairies comme le goglu des prés, documenté à la
grandeur de l’Amérique du Nord, a également été observé ici : le
nombre de carrés occupés par le
goglu des prés est passé de 785 à 599. L’intensification de
l’agriculture et les coupes de plus en plus précoces et fréquentes
des prés de fauche ont probablement contribué à la tendance. On a
également remarqué le déclin d’espèces des forêts de feuillus
matures comme
la grive des bois (passée de 183 à 65 carrés), probablement dû à
la réduction et à la fragmentation de leur habitat de prédilection.
Les populations d’espèces comme
la paruline obscure (passée de 934 à 600 carrés) et
le gros-bec errant (de 842 à 607 carrés), qui explosent souvent
en réaction à la population de tordeuses des bourgeons de l’épinette,
ont également baissé, les stratégies de gestion forestière actuelles
permettant de réprimer plus efficacement les infestations de cet
insecte.
Inversement,
plusieurs espèces ont connu une hausse importante depuis le premier
Atlas. La
prolifération inattendue de certaines espèces forestières est
peut-être liée aux pratiques forestières adoptées dans les
Maritimes. Par exemple, les carrés occupés par
la paruline à couronne rousse ont doublé, passant de 214 à 412.
Les coupes à blanc créent des zones de régénération des conifères
qui peuvent accroître l’habitat de prédilection de cette espèce, qui
préfère les petits conifères dispersés dans des zones humides. Quant
à
la paruline bleue, elle a été détectée dans 943 carrés dans le
cadre du deuxième Atlas, comparativement à 398 au premier!
L’expansion des zones de régénération de gaules dans les clairières
et en bordure des forêts en raison de l’exploitation forestière,
jumelée à la régénération naturelle des terres stériles, pourrait
avoir causé une telle augmentation, qui a également été observée en
Ontario.
Photo: Une paruline à
couronne rousse par Ally Manthorne
La
répartition de certaines espèces d’oiseaux semble s’étendre vers le
nord en raison des changements climatiques, particulièrement
celles qui se trouvent ici à la limite nord-est de leur aire de
répartition, notamment
l’urubu à tête rouge (passé de 7 à 130 carrés),
le merlebleu de l’Est (de 115 à 249 carrés) et
le cardinal rouge (de 18 à 130 carrés). Les nouveaux oiseaux
nicheurs dans les Maritimes comprennent également des espèces du sud
comme
l’engoulevent de Caroline (indice de nidification observé dans 1
carré),
le pic à ventre roux (6 carrés),
le troglodyte de Caroline (11 carrés) et
le viréo à gorge jaune (8 carrés).
Photo: Un pic à
ventre roux par John Chardine
Les résultats de
l’Atlas nous offrent également des nouvelles rassurantes à propos
d’espèces auparavant en mauvaise posture! En effet, les
populations de rapaces comme
le faucon pèlerin ont nettement diminué dans les années 1960 et
1970 en raison des effets négatifs du DDT. Dans le cadre du premier
Atlas, cette espèce n’était présente que dans 11 carrés. Or elle a
été observée dans 43 carrés dans le cadre du deuxième Atlas, avec
une nidification confirmée dans 26 d’entre eux! Le nombre de carrés
occupés par quatre autres espèces de rapaces a également connu une
augmentation marquée :
le pygargue à tête blanche (de 325 à 809 carrés),
la petite buse (de 412 à 645 carrés),
la buse à queue rousse (de 541 à 829 carrés) et
le faucon émerillon (de 233 à 621 carrés).
D’autres résultats
intrigants vous seront fournis au fil de la préparation de l’Atlas
pour la publication. Entre-temps, les cartes détaillées des espèces
sont déjà disponibles sur le site Web de l’Atlas, au
www.mba-aom.ca.
L’Atlas a une nouvelle adjointe à la rédaction!
Nous avons le plaisir de vous informer que Margaret Campbell s’est
jointe à l’Atlas des oiseaux nicheurs des Maritimes à titre
d’adjointe à la rédaction. Margaret a travaillé pour CWS, à Ottawa,
et a contribué à la création du programme Dendroica (http://www.natureinstruct.org)
que nombre d’entre vous ont utilisé. Elle amène donc au projet des
compétences considérables en matière d’organisation et d’analyse de
données! Margaret effectuera d’importantes analyses de données pour
l’Atlas et participera à la gestion et au montage des documents au
cours des phases de rédaction, de révision et de montage. Vous
pouvez la joindre à l’adresse
mcampbell@bsc-eoc.org ou au 506-364-5089.
29 juin 2011 – L’Atlas des oiseaux
nicheurs des Maritimes est à la recherche de photos d’espèces et
d'une photo de couverture pour le livre
Les nombreuses tâches nécessaires à l’élaboration et à la
production de l’Atlas des oiseaux nicheurs des Maritimes vont de
l’avant. La base de données de l’Atlas fait l’objet d’une révision
approfondie. Nous avons également évalué des candidatures de
graphistes et avons assigné des espèces à nos rédacteurs de rapports
bénévoles. Nous avons toutefois toujours besoin de photographies de
haute qualité pour accompagner les rapports publiés dans l’ouvrage.
Pour télécharger une liste d’espèces pour lesquelles il manque
toujours des photos de première qualité, veuillez cliquer sur le
lien suivant
http://www.mba-aom.ca/download/photo_wishlist.pdf . Pour obtenir
de plus amples renseignements sur les directives en matière de
qualité et de composition des photos destinées à la publication dans
l’Atlas, veuillez consulter les pages 13 et 14 du Bulletin de
l’Atlas des oiseaux nicheurs des Maritimes, à l’adresse suivante :
http://www.mba-aom.ca/francais/Newsletter_Fall_2010_francais.pdf
Nous sommes également à la recherche de la photo de couverture
idéale pour l’Atlas, préférablement d’une espèce photogénique et
caractéristique des Maritimes. Veuillez faire parvenir vos photos à
John Chardine, responsable de la section photographique de l’Atlas,
à l’adresse john.chardine@ec.gc.ca. Vous pouvez consulter vos
archives à la recherche d’images adéquates, ou encore vous
rendre sur le terrain muni de votre appareil-photo pour une aventure
unique en son genre : croquer des images des dernières espèces sur
la liste!
Photo:
Engoulevent d'Amérique par Roy LaPointe
Le 15 avril -Contribuez à l’Atlas en vous inscrivant au Baillie
Birdathon 2011!
Pour ceux d’entre nous qui attendent avec impatience chaque nouvelle
saison d’observation dans les Maritimes, l’année 2011 peut sembler
tranquille étant donné que le travail sur le terrain pour l’Atlas
des Maritimes est déjà terminé. Toutefois, les observateurs peuvent
encore utiliser leurs compétences pour apporter une contribution à
l’Atlas des Maritimes ce printemps et s’offrir une journée complète
d’ornithologie en participant au Baillie Birdathon 2011.
Tous
les printemps, plus de 7 000 personnes de partout au Canada et de
plusieurs autres pays dans le monde participent au Baillie Birdathon
ou le commanditent. Comment ça marche? Les observateurs d’oiseaux se
trouvent des commanditaires, puis ils choisissent une période de 24
heures au mois de mai pendant laquelle ils tentent de repérer le
plus grand nombre d’espèces.
Les commanditaires peuvent verser une somme fixe ou un montant par
espèce repérée. Les observateurs d’oiseaux peuvent demander qu’une
partie des fonds soient remis à l’organisme de conservation de leur
choix, y compris à l’Atlas des oiseaux nicheurs des Maritimes.
L’inscription est gratuite et les observateurs recevront le t-shirt
du Baillie Birdathon 2011, agrémenté d’une photo prise par John
Chardine (responsable de la section photographique de l’Atlas). Les
participants qui amassent plus de 250 $ courent aussi la chance de
remporter des prix fantastiques, dont un voyage tout compris avec un
guide au centre du Mexique, à Trinité-et-Tobago ou au Québec!
Comment appuyer l’Atlas des Maritimes en participant au Birdathon
Au moment de votre inscription au Baillie Birdathon (seul ou dans
une équipe), vous pouvez demander qu’une partie des fonds amassés
soit remise à l’Atlas des oiseaux nicheurs des Maritimes! Ainsi, 50
% de l’argent que vous aurez récolté sera versé au projet de l’Atlas
des Maritimes. Il y a quatre façons de participer au Birdathon et de
soutenir l’Atlas. Sur votre formulaire d’inscription ou à celui de
votre équipe, n’oubliez pas d’indiquer que vous désirez remettre une
partie des fonds à l’Atlas.
1. Formez votre propre équipe pour le Birdathon : recrutez
des amis et des membres de votre famille!
2. Participez au Birdathon en solo : inscrivez une équipe
d’une seule personne (vous!).
3. Joignez-vous à d’autres observateurs d’oiseaux en vous
inscrivant à une équipe existante. La liste des équipes se trouve à
l’adresse Web indiquée ci-dessous.
4. Si vous n’avez pas beaucoup de temps à consacrer à
l’observation d’oiseaux, vous pouvez commanditer un participant
du Birdathon, par exemple Becky Whittam et sa famille, qui a choisi
de verser une partie de ses fonds à l’Atlas des oiseaux nicheurs des
Maritimes. Voici le lien vers la page du Birdathon de Becky:
http://www.gifttool.com/athon/MyFundraisingPageID=1914&AID=1491&PID=197949
Clickez « Sponsor Us » afin de faire un don. La moitié de la
somme amassée par Becky servira à appuyer l’Atlas. Merci Becky!
Ces dernières années, le Fonds Baillie a offert des subventions de
voyage aux observateurs et aux coordonnateurs régionaux. Les sommes
recueillies servent donc à une cause très importante, que ce soit
l’Atlas des Maritimes ou le Fonds Baillie en général.
Le 26 janvier - Quelles seront les dix espèces les plus communes
cette fois-ci? Comparons le premier et le deuxième Atlas.
Nous avons pensé que vous aimeriez peut-être connaître quelques
résultats intéressants tirés des données que les bénévoles nous ont
fournies récemment. Nous avons donc comparé les dix espèces les plus
communes du second Atlas aux dix espèces les plus communes du
premier.
Les dix espèces les plus communes du deuxième Atlas (2006-2010)
Espèces
Nombre de carrés avec
nidification confirmée
Pourcentage de carrés*
1.
Merle d'Amérique
1599
95
2.
Bruant à gorge blanche
1577
94
3.
Paruline masquée
1568
93
4.
Mésange à tête noire
1552
92
5.
Paruline à tête cendrée
1548
92
6.
Viréo aux yeux rouges
1528
91
7.
Paruline à croupion jaune
1525
90
8.
Grive solitaire
1516
90
9.
Pic flamboyant
1513
90
10.
Paruline flamboyante
1510
90
*Le
nombre total de carrés
Atlas est 1770, mais seulement 1686 de ces carrés contiennent des
données sur l'effort ou des espèces à ce jour. Ces numéros
changeront que plus de données sont soumis.
Pour comparer, voyons quelles étaient les dix espèces les plus
communes dont la nidification était confirmée pendant la période
d’observation du premier Atlas (1986-1990). L’hirondelle bicolore et
l’hirondelle rustique faisaient alors partie des espèces les plus
communes, mais elles ont reculé au 29e et au 52e rang,
respectivement! En revanche, la paruline à tête cendrée fait
maintenant partie des cinq espèces avec nidification confirmée les
plus communes, alors qu’elle était au 13e rang durant la période
couverte par le premier Atlas. De même, la mésange à tête noire
était au 14e rang la dernière fois, mais elle fait maintenant partie
des dix espèces les plus communes.
Dix espèces les plus communes du premier Atlas (1986-1990)
Espèces
Nombre de carrés avec
nidification confirmée
Pourcentage de carrés*
1.
Merle
d'Amérique
1339
87
2.
Bruant à
gorge blanche
1256
82
3.
Paruline
flamboyante
1222
79
4.
Paruline
masquée
1209
78
5.
Bruant
chanteur
1185
77
6.
Hirondelle bicolore
1170
76
7.
Pic
flamboyant
1156
75
8.
Hirondelle rustique
1155
75
9.
Junco
ardoisé
1141
74
10.
Paruline
à croupion jaune
1133
74
*
Sur un total de 1682 carrés dans le premier Atlas (1986-1990), 1541
ont été visités.
Ces listes ont été générées à partir des
résumés des données se trouvant sur notre site Web. Pour les
obtenir, cliquez sur «
Données et cartes », puis sur « Résumé de données » dans
le menu déroulant. Sélectionnez l’option « Premier (1986-1990)
» pour « Quelle version de l’Atlas », et pour «
Quelles années voulez-vous afficher », choisissez « Toutes
les années combinées ». Ensuite, allez au point no 4, «
Consulter la liste des espèces pour : » et sélectionnez « Les
Maritimes », avant de cliquer sur le bouton « Consulter
». (Remarque : Afin de déterminer les dix espèces les plus communes,
vous devrez cliquer sur le bouton vert « Télécharger données
» qui se trouve en haut, à droite de la page. Les résultats
s’afficheront dans une feuille Excel que vous pourrez trier et mieux
étudier.)
Une fois les résultats du premier atlas téléchargés, recommencez
l’opération en choisissant cette fois-ci l’option « Deuxième
(2006-2010) ». N’oubliez pas que pour le moment, les données
pour cette période n’ont pas toutes été entrées, de sorte que les
classements risquent de changer, et il est possible que la paruline
flamboyante finisse par dépasser le pic flamboyant.
Pendant que les données continuent d’affluer, nous vous invitons à
découvrir les nombreux types de résultats offerts sur la page «
Résumé de données » du site Web. Par exemple, vous y trouverez
la liste des régions ou des carrés où une espèce donnée a été
repérée (point no 6). Essayez cette fonction avec votre oiseau
préféré! Ces options de résumé des données sont offertes pour le
premier et pour le second Atlas, de sorte que vous pouvez constater
les différences et les similitudes entre les résultats les plus
récents et ceux d’il y a vingt ans.
La paruline à tête cendrée fait
maintenant partie des cinq espèces avec nidification «confirmée» les
plus communes. Photo par Stuart Tingley.
C’est bien, continuez comme ça!
Un phénomène très intéressant se produit
vers la fin janvier chaque année, et 2011 ne fait pas exception à la
règle. Soudainement, l’achalandage du site Web de l’Atlas augmente
et les formulaires affluent dans la boîte aux lettres des
coordonnateurs régionaux et de l’équipe de l’Atlas, quand tout le
monde accélère la cadence à l’approche de la date limite de l’entrée
des données.
Le taux d’entrée de données cette année est fabuleux, et vous êtes
nombreux à nous communiquer des données des années précédentes! (Il
n’est pas trop tard, mais n’oubliez pas de cocher la bonne année en
haut du formulaire.) Vous pouvez encore envoyer vos formulaires
papier, mais veuillez le faire rapidement pour que les données
sur lesquelles vous avez travaillé si dur soient prises en compte
dans le livre. Vous pouvez aussi nous envoyer vos formulaires par
télécopie au numéro indiqué plus bas.
QUESTIONS SUR LES CONSIGNES POUR LES ESPÈCES RARES OU COLONIALES
Vous êtes nombreux à vous poser des questions sur les courriels de
rappel que nous avons envoyés le mois dernier. N’oubliez pas qu’il
s’agit de messages automatiques et qu’il est possible qu’ils ne vous
concernent pas. Par conséquent, si vous vous demandez : « Dois-je
remplir un formulaire Espèce rare ou coloniale parce que j’ai vu une
paruline du Canada en 2006, ou encore un urubu à tête rouge pour
lequel j’ai noté un indice de nidification H? », la réponse est
simple : «Non». Lisez ce qui suit pour en savoir plus.
Pygargue à tête blanche ou urubu à
tête rouge : Vous ne devez remplir un formulaire Espèce rare ou
coloniale pour ces oiseaux que si la nidification est confirmée
(indices de nidification NB, NY, FY, etc.).
Paruline du Canada, engoulevent
d’Amérique, martinet ramoneur, moucherolle à côtés olive : Vous
n’avez pas à remplir de formulaire Espèce rare ou coloniale si vous
avez vu ces oiseaux en 2006 et 2007, puisque ces quatre espèces ont
été ajoutées à la liste des espèces rares pour les Maritimes en 2008
(codes CAWA, CONI, CHSW, OSFL). Par conséquent, il ne faut remplir
un formulaire Espèce rare ou coloniale que si vous les avez vus en
2008, 2009 et 2010.
Espèces coloniales:
1) Vous ne devez remplir un formulaire d’Espèce rare ou coloniale
que dans les cas où vous avez observé ces oiseaux dans une colonie,
à savoir s’il y a deux nids ou plus au même endroit; SAUF s’il
s’agit d’espèce coloniale qui est considérée comme rare dans les
Maritimes, ou dans la région où vous l’avez observée. Dans ce cas,
il vous faut remplir un formulaire d’Espèce rare ou coloniale (ex.
le Martinet ramoneur);
2) Il n’est pas nécessaire de remplir un formulaire pour les espèces
coloniales communes si vous avez vu ces oiseaux en dehors d’une
colonie, et que vous avez choisi les indices de nidification H ou X.
Cormoran à aigrettes.
Photo par Denis Doucet
N’hésitez pas à communiquer avec nous
par courriel ou par téléphone aux numéros ci-dessous pour obtenir de
l’aide sur l’entrée des données, quelle que soit votre question.
Nous vous invitons également à consulter notre Guide des
participants ou à consulter le menu déroulant Ressources sur le site
Web de l’Atlas.
La date limite pour soumettre en ligne vos données d’observation sur
les oiseaux nicheurs a été prolongée. Veuillez saisir vos
données ou nous faire parvenir vos formulaires d’ici pour vous
assurer que vos observations et le fruit de votre précieux temps et
de vos efforts sera intégrés au livre!
Coordonatrice de l’Atlas Kate Bredin:
1-506-364-5045 ou 1-866-5ATLAS5 (866-528-5275)
kbredin@ bsc-eoc.org ou atlasmaritimes@gmail.com
Assistante de Projets Ally Manthorne:
1-506-364-5196
amanthorne@bsc-eoc.org
Kate et Ally ont leur bureau dans l’édifice d’Environnement Canada à
l’adresse suivante :
Atlas des oiseaux nicheurs des Maritimes
B.P. 6227, 17 ruelle Waterfowl
Sackville, NB E4L 4N1
télécopieur: 506-364-5062
Merci à tous les
photographes qui nous ont donné la permission d'utiliser leurs
photos dans les diverses publications de l'Atlas et sur le site web
de l'Atlas. Nous l'apprécions grandement!
Suivez les progrès du
projet à l'aide des cartes interactives sur les espèces et sur l'efforts!
Le premier Atlas des
Oiseaux Nicheurs des Maritimes est disponible pour tous nos atlasseurs.
Contactez nous par téléphone ou par courriel pour demander une copie, ou
cliquez sur l'image ci-dessous:
L'Atlas: de l'observation à
la publication:
La Paruline du Canada, espèce
menacée:
Un article
sur les initiatives de conservation que les atlas permettent d'améliorer est
disponible dans le BirdWatch Canada:
Lisez a propos du
Quiscale rouilleux, le
oiseau noir le moins bien connu:
Liste des participants ayant contribué le plus à la récolte des données. Pour
voir la liste complète, cliquez ici.
Participant
Total
Les Atlas sont d'un océan à
l'autre!
Avez-vous des questions?
Communiquez avec:
Atlas
des oiseaux nicheurs des Maritimes
Études d'Oiseaux Canada 17, ruelle Waterfowl Sackville,
NB E4L 4N1
1-866-5ATLAS5 1-866-528-5275 atlasmaritimes@gmail.com
Nos
supporteurs
Le Programme d'intendance de l'habitat des espèces
en péril du gouvernment du Canada